Le profil qui ferme le haut d'une palissade à emboîter
La dernière planche d'un panneau laisse sa languette à l'air libre. Le profil de finition vient s'y emboîter : il porte une rainure sur son chant inférieur et rien sur le chant supérieur, qui reste plein. Il coiffe ainsi le panneau, masque la languette et referme le dessus de l'ouvrage.
Ce n'est pas qu'une question d'aspect. Le chant supérieur d'une palissade est la surface la plus exposée de tout l'ouvrage : horizontale, elle retient l'eau de pluie au lieu de la laisser glisser. Une languette laissée ouverte forme une gouttière qui garde l'humidité au contact du bois. Le profil de finition supprime cette réserve d'eau.
Caractéristiques
| Caractéristique |
Valeur |
| Essence |
Sapin rouge du Nord (Pinus sylvestris) |
| Traitement |
Imprégnation autoclave sous pression, teinte verte |
| Classe d'emploi |
Classe 4 — le bois tient en contact permanent avec l'humidité |
| Durabilité conférée |
± 10 ans sans finition |
| Densité |
± 450 kg/m³ |
| Section (épaisseur x largeur) |
28 x 145 mm |
| Longueur |
180 cm — longueur unique |
| Profil |
Rainure sur le chant inférieur uniquement, chant supérieur plein |
| Hauteur ajoutée au panneau |
Celle d'une planche supplémentaire |
| Compatibilité |
Panneaux montés en planches à emboîter de 28 x 145 mm |
| Origine |
Europe du Nord |
Profil de finition ou planche ordinaire en couronnement ?
Rien n'empêche techniquement de terminer un panneau par une planche de plus. Voici ce que cela change.
| Critère |
Planche ordinaire en dernier rang |
Profil de finition |
| Chant supérieur |
Une languette saillante reste apparente |
Chant plein, ligne nette |
| Tenue à l'eau |
La rainure ou la languette exposée retient l'eau |
Aucune réserve d'eau sur le dessus |
| Aspect |
On voit que le panneau est interrompu |
Le panneau paraît terminé |
| Reprise ultérieure |
On peut rehausser plus tard |
Il faut déposer le profil pour rehausser |
| Coût |
Celui d'une planche |
Légèrement supérieur |
Combien en prévoir
Le profil existe en une seule longueur, 180 cm. Le nombre nécessaire se déduit de la largeur de vos travées, mesurée entre poteaux :
- Travée de 180 cm — un profil, sans recoupe.
- Travée de 360 cm — deux profils bout à bout, sans chute.
- Travée de 420 cm — trois profils, dont un recoupé à 60 cm.
Comptez le profil comme une planche supplémentaire dans le calcul de la hauteur de votre clôture. Le détail de ce calcul est sur la fiche planche de palissade et claustra.
Pose
- Sens — rainure vers le bas. Posé à l'envers, le profil devient une gouttière, ce que l'on cherchait précisément à éviter.
- Maintien — rien ne le retient par le dessus. Une vis inoxydable discrète dans le poteau, à chaque extrémité, l'empêche de se soulever au vent.
- Jonction de deux profils — laissez un jeu de quelques millimètres entre deux longueurs bout à bout, et placez la jonction au droit d'un poteau plutôt qu'en milieu de travée.
- Recoupe — toute coupe met à nu du bois que l'autoclave n'a pas atteint, et ici sur le chant le plus exposé de l'ouvrage. Traitez l'about au produit de bout avant de le poser.
- Dilatation — n'enfoncez pas le profil en force sur la languette. Le bois travaille, et une pièce bloquée fend en séchant.
Entretien et évolution du bois
Le profil est la pièce qui vieillit le plus vite de tout le panneau : il reçoit la pluie à plat et le soleil sans aucun ombrage. Il grise avant le reste de la clôture, et l'écart se voit d'autant plus que le panneau est bas.
- Si vous traitez la palissade — commencez par le profil et repassez-le plus souvent que les planches. C'est lui qui donne le ton de l'ensemble vu de la rue.
- Si vous laissez griser — l'écart de teinte s'estompe au bout de deux à trois saisons, le temps que les planches rattrapent le couronnement.
- Contrôle annuel — vérifiez que la vis de maintien n'a pas travaillé et que le profil repose toujours bien sur la languette.